Les étangs... Les grenouilles... Les grenouillards

 

Les étangs

Cette seigneurie comprend un certain nombre de pièces de terre, 7 étangs, une tuilerie, un moulin et un bois banaux.

 

En 1582, on dénombre 7 étangs (aujourd’hui disparus, sauf un) à savoir : l’étang du pré rond, celui de Chenel ( ?), le grand étang, l’étang neuf ou de la tuilerie, l’étang du Verdoy, celui du bois (du Breuil) et l’étang des Combes (celui-ci est alors amodié au baron de Moncley pour y laver son minerai de fer).

Il s’agit de la bucolique étendue d’eau près de la route de Chaucenne.
Tous les jeunes gens s’y baignent ; tous savent nager. L’hiver, on y patine en sabots. L’ été, on y fait sa toilette, les femmes le samedi ; les hommes, le dimanche.
C’est aussi, bien sûr , le paradis des grenouilles.
Les bassins de la route d’Emagny et du bois du Breuil ne seront remis en eau que dans les années 90.
Les trois étangs appartiennent au château et sont loués à des groupements d’habitants : destinés à la pêche et à l’élevage de grenouilles, ils sont devenus des lieux de convivialité.

 

L’artisanat ou la petite industrie s’exerce depuis longtemps à Noironte. On y relève une tuilerie, au XVI° siècle, installée près de l’étang du bois du Breuil. Elle n’est plus mentionnée au XIX° siècle. Un moulin est cité également au XVI° siècle, installé au village, sur le ruisseau du Noironte. Il s’agit du moulin banal acensé à des particuliers successifs. Au XIX° siècle, ce moulin, aux mains d’un particulier, a deux roues. L’une moud le blé et le maïs (3ha par jour, l’autre est un ribe à plâtre (environ 20.000 double décalitres par an).
 

Les grenouilles
A la saison des amours, les batraciens regagnent leurs eaux natales pour la fraye. La nuit, armé de lampes de poche, tout le monde les ramasse, à l’étang et dans les fossés ; on voit parfois plus de points lumineux dans les pâtures que d’étoiles au ciel.
Certains posent des nasses. Prélever la récolte des concurrents est un exercice classique. Détruire ou voler les nasses, sont des actes de malveillance, rares mais réels.
Elevée au niveau de sport local, personne ne s’interroge sur la légalité de cette activité, personne ne craint propriétaires ou gendarmes.
Avec l’application de règlements pour préserver la nature, cette activité devient anecdotique ou encadrée par la loi : des groupements d’habitants louent les étangs et disposent d’autorisations officielles pour en consommer les hôtes de passage.
 

Les grenouillards

Sous l’Ancien Régime, les bois du Breuil et du Creux des Renards, alors parsemés d'étangs, ne semblent pas avoir fait l’objet de contestations ou de procès. Est-ce la preuve de leur manque d’intérêt ? Au XVIII° siècle, on en tire du bois pour le salpêtrier. En 1746, on y coupe 37 arbres pour le service de la Marine. De l’avis des Noirontais, en 1768, on n’exploite plus depuis longtemps le bois du Creux des Renards ; les arbres y son plus que centenaires « dégradés ou rabougris ».
En revanche, les étangs ont peut-être été un moyen d’existence (poissons et grenouilles). Les Noirontais, ne sont-ils pas appelés, par leurs voisin,

« grenouillards » !

 

 

Mairie - 25170 Noironte

Accueil | Mentions légales | Contact

tél : 03 81 55 06 27