Écoles de Noironte

 

Les écoles
Depuis 1840, l’école publique a une classe dans un bâtiment acheté par la commune.

Vers 1900, une école privée est créée par le châtelain, Monsieur de Chateaubrun, dans une maison dont une demoiselle pieuse lui aurait fait don, afin qu’il y fasse éduquer les filles.
Les deux écoles cohabiteront jusqu’en 1985.
Par tradition, la plupart des filles vont à l’école privée, et tous les garçons à l’école publique.
Plus tard, la mixité s’instaurera.
Sœur Amélie, l’institutrice nommée par le château sera suivie par Mademoiselle Baulieu. Celle-ci nourrit les enfants issus des écarts en échange de lapin, volaille, œufs ou légumes. Venue à pied depuis la Piroudotte, la petite Marguerite, pour son premier jour de classe, apporte dans son panier un lapin blanc pour renforcer l’élevage personnel de la maîtresse.
Rester au pain sec et à l’eau est une punition qui marque les mémoires.
Maîtres d’école publique ou privée doivent lutter contre l’usage du patois. « Elle s’appeule Charlotte, c’ment nout vèche » aurait remarqué un galopin à l’énoncé du prénom d’une nouvelle élève.
Il leur faut aussi fermer les yeux sur des absences « utilitaires » en période de fenaison ou pour aller « au champ les vaches ».

Entre école et devoirs, les enfants tout naturellement participent aux travaux de la ferme.

Quand l’instituteur de l’école publique, Emile Motte, a été mobilisé pour la première guerre mondiale, l’institutrice de remplacement n’a pas marqué ses élèves par une pédagogie performante : « elle nous montrait des images ; un seul élève a obtenu le certificat à Noironte ; moi, il a fallu que j’aille au pensionnat à Ecole pour obtenir mon certificat à 15 ans ».

Après l’école primaire, certificat d’étude en poche -ou non-, les garçons vont parfois se perfectionner en agriculture en maison familiale, les filles fréquentent l’école ménagère pour apprendre à tenir une maison. Ecole de la rue Chifflet, pension de la Providence ou de la Sagesse, ce sont des institutions privées, on n’y apprend pas de gaudriole, de Toussaint à Pâques pour ne pas manquer aux travaux des champs ; on ne rentre qu’une fois par mois.
Ce n’est qu’après la guerre qu’on envisage des études secondaires, au pensionnat de Sainte Ursule ou Saint Joseph, ou au collège public de Marnay, mais il n’y a pas d’internat pour les filles. Elles doivent prendre pension chez des dames qui font « chambre d’hôte » et rentrer en vélo passer le dimanche dans la famille.
Les transports scolaires ne s’organisent que dans les années 75, pour le collège public Camus, à Besançon puis pour le collège privé Cartannaz, à Pirey. Le collège de Pouilley les Vignes ne sera construit qu’en 1987.

 

 

Mairie - 25170 Noironte

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